{"id":288,"date":"2020-02-17T15:12:31","date_gmt":"2020-02-17T15:12:31","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/sulunsukuku\/?p=288"},"modified":"2020-02-17T15:12:31","modified_gmt":"2020-02-17T15:12:31","slug":"the-hottest-hairstyle-at-fashion-week-is-not-on-the-runways","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sulunsuku.net\/?p=288","title":{"rendered":"Un demi-si\u00e8cle au c\u0153ur du cin\u00e9ma africain"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Atteints par le virus du 7<\/strong><sup><strong>e<\/strong><\/sup><strong>&nbsp;art, une poign\u00e9e d\u2019hommes et de femmes n\u2019ont plus qu\u2019une id\u00e9e en t\u00eate&nbsp;: cr\u00e9er un cadre de rencontre, de valorisation, de partage et de reconnaissance de films faits et port\u00e9s par des africains. Convaincus de leur mission et stimul\u00e9s par leur passion, leur engagement et leur foi commune pour le cin\u00e9ma, ils mettent au monde une semaine du cin\u00e9ma africain en 1969. Les ann\u00e9es se succ\u00e8dent et le nouveau-n\u00e9 d\u2019hier gagne en notori\u00e9t\u00e9 et s\u2019\u00e9rige en institution connue sous le nom de Festival Panafricain du Cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou, FESPACO. 50 ann\u00e9es apr\u00e8s sa naissance, cette rencontre, presqu\u2019incontournable pour les professionnels du cin\u00e9ma et le public, constitue un pan de l\u2019histoire du 7<\/strong><sup><strong>e<\/strong><\/sup><strong>&nbsp;art africain. Au cours du traditionnel colloque du festival les cin\u00e9astes reconnaissent ses m\u00e9rites.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les projections de films dans les quartiers de la ville de Ouagadougou. L\u2019engouement du public \u00e0 voir ces films. La participation des \u00e9l\u00e8ves du cours normal des jeunes filles de Ouagadougou, du lyc\u00e9e Philippe Zinda Kabor\u00e9. L\u2019adulation des cin\u00e9astes. Ces images de la premi\u00e8re \u00e9dition du FESPACO sont, \u00e0 jamais grav\u00e9es, dans la m\u00e9moire du cin\u00e9aste, acteur et \u00e9crivain ivoirien, Timit\u00e9 Bassori. Malgr\u00e9 ses 85 ann\u00e9es, ce militant des premi\u00e8res heures du festival se rem\u00e9more l\u2019ambiance de l\u2019\u00e9dition 1969. Dans ses yeux, on peut lire l\u2019enthousiasme et la fiert\u00e9 d\u2019avoir contribu\u00e9 \u00e0 porter sur les fonts baptismaux cette rencontre cin\u00e9matographique. A ses c\u00f4t\u00e9s, au colloque du FESPACO 2019 qui interroge la m\u00e9moire et l\u2019avenir des cin\u00e9mas africains, d\u2019autres pionniers comme Alimata Salamb\u00e9r\u00e9 du Burbina et S\u00e9bastien Kamba du Congo se souviennent du pass\u00e9 Apr\u00e8s moult r\u00e9cits et anecdotes, ils sont unanimes, en 50 ann\u00e9es d\u2019existence, le FESPACO est une institution. \u00ab&nbsp;<em>Il connait un succ\u00e8s parmi les manifestations culturelles les plus importantes du monde<\/em>&nbsp;\u00bb selon les dires de S\u00e9bastien Kamba. A chaque \u00e9dition, le festival draine, en effet, des centaines de ressortissants des pays africains, de leur diaspora, mais aussi des festivaliers d\u2019autres continents \u00e0 l\u2019instar de l\u2019Europe et de l\u2019Am\u00e9rique. \u00ab&nbsp;<em>Face \u00e0 l\u2019engagement des politiques pour la cause du festival en 1985 \u00e0 ma premi\u00e8re participation, je ne pouvais pas rester indiff\u00e9rent, je me devais de m\u2019engager \u00e0 mon tour<\/em>&nbsp;\u00bb, affirme le r\u00e9alisateur tunisien Mohamed Challouf. Avec ce m\u00eame engagement, il compte restituer les archives du festival en sa possession afin de sauvegarder sa m\u00e9moire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une <\/strong><strong>contribution \u00e0 une prise de conscience<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au fil des \u00e9ditions, \u00e0 travers projections, rencontres et formations, le FESPACO a su allumer une flamme et insuffler de l\u2019\u00e9nergie en ses festivaliers. Pour la majorit\u00e9 des participants \u00e0 ce colloque, le FESPACO a \u00e9t\u00e9 pour eux un espace de prise de conscience, de besoin de penser et d\u2019agir pour une \u00ab&nbsp;<em>historique globale africaine<\/em>&nbsp;\u00bb. Pour la com\u00e9dienne A\u00efssa Ma\u00efga, \u00ab&nbsp;<em>on a le sentiment que le FESPACO est un passage oblig\u00e9. C\u2019est un festival de bouillonnement<\/em><em>,<\/em><em>&nbsp;de reconnaissance et de prise de conscience car on y apprend beaucoup de ce qui se passe ailleurs<\/em><em>.<\/em><em>&nbsp;C\u2019est un endroit o\u00f9 je peux continuer \u00e0 r\u00eaver, un cadre de rencontre, de partage d\u2019id\u00e9es&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/em>Outre la prise de conscience, le FESPACO s\u2019\u00e9rige aussi en un cadre de construction identitaire. C\u2019est le cas du r\u00e9alisateur et sc\u00e9nariste congolais Balufu Bakupa-Kanyinda. Il explique&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Mon histoire avec le FESPACO, c\u2019est mon histoire avec l\u2019Afrique. Le FESPACO a fait de moi un africain&nbsp;\u00bb<\/em>.Ayant grandi en Belgique, c\u2019est \u00e0 Ouagadougou et \u00e0 la faveur du festival qu\u2019il va d\u00e9couvrir l\u2019Afrique dans sa diversit\u00e9 et ses coutumes, notamment celle de la place accord\u00e9e aux ain\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 du panafricanisme et de la construction identitaire, le FESPACO a \u00e9galement servi de tremplin \u00e0 la naissance d\u2019organisations comme la FEPACI, la F\u00e9d\u00e9ration Panafricaine des Cin\u00e9astes. Cette organisation cr\u00e9\u00e9e en 1969, a pour objectif de promouvoir les cin\u00e9mas d\u2019Afrique et des diasporas afro-descendantes. Aujourd\u2019hui, elle entend restaurer une cinquantaine de films africains, dont le premier film burkinab\u00e8, \u00ab&nbsp;<em>Le sang des parias<\/em>&nbsp;\u00bbde Mamadou Djim Kola. Le Festival panafricain du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou est \u00e9galement un tremplin pour des institutions telles l\u2019OIF, l\u2019Organisation Internationale de la Francophonie et l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019Education, la Science et la Culture (UNESCO). Ces deux organismes accompagnent les cin\u00e9astes africains dans la formation et le financement de leurs productions.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, on ne saurait parler du FESPACO sans \u00e9voquer la mythique place des cin\u00e9astes. Cet espace situ\u00e9 en plein c\u0153ur de la ville de Ouagadougou o\u00f9 tr\u00f4ne un monument symbolisant les outils de travail des cin\u00e9astes comme l\u2019objectif d\u2019une cam\u00e9ra et les bobines de films. Il est prolong\u00e9 par&nbsp;<em>l\u2019\u2018\u2018All\u00e9e des Etalons<\/em>\u2019\u2019. Cette derni\u00e8re est compos\u00e9e de statues d\u2019illustres cin\u00e9astes africains comme Idrissa Ou\u00e9draogo, Jean-Marie Gaston Kabor\u00e9, Semb\u00e8ne Ousmane ou encore Jean-Pierre Dikongu\u00e9 Pipa.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Samira Lydivine SAMANDOULGOU<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Atteints par le virus du 7e art, une poign\u00e9e d\u2019hommes et de femmes n\u2019ont plus qu\u2019une id\u00e9e en t\u00eate : cr\u00e9er un cadre de rencontre, de valorisation, de partage et de reconnaissance de films faits et port\u00e9s par des africains. Convaincus de leur mission et stimul\u00e9s par leur passion, leur engagement et leur foi commune pour le cin\u00e9ma, ils mettent au monde une semaine du cin\u00e9ma africain en 1969. Les ann\u00e9es se succ\u00e8dent et le nouveau-n\u00e9 d\u2019hier gagne en notori\u00e9t\u00e9 et s\u2019\u00e9rige en institution connue sous le nom de Festival Panafricain du Cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou, FESPACO. 50 ann\u00e9es apr\u00e8s sa naissance, cette rencontre, presqu\u2019incontournable pour les professionnels du cin\u00e9ma et le public, constitue un pan de l\u2019histoire du 7e art africain. Au cours du traditionnel colloque du festival les cin\u00e9astes reconnaissent ses m\u00e9rites.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":289,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"tdm_status":"","tdm_grid_status":"","footnotes":""},"categories":[12],"tags":[],"class_list":{"0":"post-288","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-festivals"},"featured":[],"video_post":[],"video_url":false,"youtube_url":"","vimeo_url":"","custom":{"featured_image":"https:\/\/sulunsuku.net\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/news_109_1-1.jpg","author":{"name":"Sulunsuku","avatar":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/93011c6b81bdf8d984dd7080c3b0ae1c5e701762b963e74febd2552e228403fc?s=96&d=mm&r=g"},"categories":[{"term_id":12,"name":"Festivals","slug":"festivals","term_group":0,"term_taxonomy_id":12,"taxonomy":"category","description":"","parent":8,"count":12,"filter":"raw","cat_ID":12,"category_count":12,"category_description":"","cat_name":"Festivals","category_nicename":"festivals","category_parent":8}],"views":"3"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sulunsuku.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/288","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sulunsuku.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sulunsuku.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sulunsuku.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sulunsuku.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=288"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/sulunsuku.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/288\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sulunsuku.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/289"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sulunsuku.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=288"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sulunsuku.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=288"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sulunsuku.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=288"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}