{"id":264,"date":"2020-02-17T14:45:31","date_gmt":"2020-02-17T14:45:31","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/sulunsukuku\/?p=264"},"modified":"2020-02-17T14:45:31","modified_gmt":"2020-02-17T14:45:31","slug":"celebrity-make-up-artist-gary-cockerill-shows-you-beauty-trick-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sulunsuku.net\/?p=264","title":{"rendered":"\u2018\u2018Le sang des parias\u2019\u2019, pour l\u2019honneur et pour la post\u00e9rit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>A l\u2019exception des initi\u00e9s, tr\u00e8s peu le citent parmi les films burkinab\u00e8. Pourtant,<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2018\u2018Le sang des parias\u2019\u2019 est consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019\u0153uvre ayant ouvert la voie \u00e0 la cin\u00e9matographie au Burkina Faso, alors Haute-Volta.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>M\u00eame si elle porte la signature d\u2019un homme, Mamadou Djim Kola, la r\u00e9alisation de ce film a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e par tout un pays.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quand \u2018\u2018Le sang des parias\u2019\u2019 est projet\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1973, il est un signe de fiert\u00e9 pour toute une nation. Depuis 1969, la Haute-Volta accueille le festival du cin\u00e9ma africain sans pouvoir pr\u00e9senter un film \u00e9crit et r\u00e9alis\u00e9 par un de ses fils. Pour les autorit\u00e9s de l\u2019\u00e9poque, cela n\u2019est pas concevable. Commence alors une qu\u00eate pour trouver celui qui allait porter l\u2019espoir de tout un pays. Il est vite rep\u00e9r\u00e9 en la personne de Mamadou Djim Kola. L\u2019ancien instituteur, mordu de cin\u00e9ma, fait partie des rares volta\u00efques en \u00e9tudes cin\u00e9matographiques en France. Il est rappel\u00e9 \u00e0 cet effet.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9crit \u2018\u2018Le sang des parias\u2019\u2019 et le tournage d\u00e9bute en 1971, enti\u00e8rement financ\u00e9 par l\u2019Etat. Une ann\u00e9e plus tard, le film est pr\u00eat. Mais, il est pr\u00e9sent\u00e9, l\u2019ann\u00e9e suivante, aux festivaliers \u00e0 l\u2019occasion de la quatri\u00e8me \u00e9dition du festival du cin\u00e9ma africain, et surtout aux volta\u00efques. Ces derniers d\u00e9couvrent, pour la premi\u00e8re fois, des visages familiers port\u00e9s sur le grand \u00e9cran par un compatriote. Il s\u2019agit, principalement, de ceux de Boubacar Ou\u00e9draogo, Mariam Fofana, Aminata Diawara et Georges Ou\u00e9draogo. Mieux, ils se voient racont\u00e9s \u00e0 travers l\u2019histoire d\u2019un amour impossible entre une jeune \u00e9tudiante, issue d\u2019une famille dite moderne, et un homme descendant de la caste des forgerons. L\u2019honneur est sauf et l\u2019organisateur de ce qui \u00e9tait devenu le FESPACO peut dignement rejoindre le cercle des pays faisant du cin\u00e9ma.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2018\u2018Le sang des parias\u2019\u2019 est, \u00e9galement, salu\u00e9 par les professionnels. Il se voit d\u00e9cern\u00e9 le prix d\u2019encouragement du festival. Par la suite, il sillonnera divers autres festivals en tant que pionnier des films de fiction burkinab\u00e8. A sa suite, son r\u00e9alisateur, absorb\u00e9 par l\u2019administration cin\u00e9matographique, alors en structuration et ce \u00e0 quoi il contribue grandement, ne fera que des courts m\u00e9trages dont \u2018\u2018<em>Cissin\u2026 5 ans apr\u00e8s<\/em>\u2019\u2019 en 1976. Son second long-m\u00e9trage,&nbsp;\u2018\u2018<em>Tounga<\/em>\u2019\u2019 (ou Les \u00e9trangers) n\u2019est r\u00e9alis\u00e9 qu\u2019en 1992 et traite, de mani\u00e8re pr\u00e9monitoire, de conflits inter-ethniques. Mamadou Djim Kola r\u00e9alisera, plus tard en 1998, le documentaire \u2018\u2018Abo\u2019\u2019, le portrait de L\u00e9onie Abo, la veuve d\u2019un des ministres de Patrice Lumumba. Un certain onze d\u00e9cembre de l\u2019an 2012, au moment o\u00f9 le pays c\u00e9l\u00e8bre le quarante-quatri\u00e8me anniversaire de son ind\u00e9pendance, le cin\u00e9aste d\u00e9c\u00e8de \u00e0 soixante-douze ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs films suivront les traces de celui de M. Djim Kola. Parmi eux, \u2018\u2018<em>Sur le chemin de la r\u00e9conciliation<\/em>\u2019\u2019, 1973, de Ren\u00e9 Bernard Yonli, \u2018\u2018<em>Paw\u00e9ogo\u2019<\/em>\u2019, 1982, de Kollo Daniel Sanou. Pr\u00e8s de cinquante ans apr\u00e8s \u2018\u2018<em>Le sang des parias<\/em>\u2019\u2019, le cin\u00e9ma burkinab\u00e8 a fait du chemin, remportant \u00e0 deux reprises, le prestigieux Etalon de Yennega gr\u00e2ce \u00e0 Idrissa Ou\u00e9draogo en 1991 avec \u2018\u2018<em>Tila\u00ef\u2019<\/em>\u2019 et Jean-Marie Gaston Kabor\u00e9 en 1997 avec \u2018\u2018<em>Buud Yam\u2019<\/em>\u2019. M\u00eame si cette cons\u00e9cration tarde \u00e0 \u00e9choir de nouveau \u00e0 un burkinab\u00e8, les r\u00e9alisations ne manquent pas et le d\u00e9fi n\u2019est plus de simplement assurer la rel\u00e8ve, mais de faire mieux que le p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ana\u00efs K\u00e9r\u00e9 et Annick Rachel Kandolo<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019exception des initi\u00e9s, tr\u00e8s peu le citent parmi les films burkinab\u00e8. 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