{"id":250,"date":"2020-02-17T14:21:49","date_gmt":"2020-02-17T14:21:49","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/sulunsukuku\/?p=248"},"modified":"2020-02-17T14:21:49","modified_gmt":"2020-02-17T14:21:49","slug":"a-thomas-hart-benton-mural-repurposed-as-a-writing-desk","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sulunsuku.net\/?p=250","title":{"rendered":"CURIOSIT\u00c9 ET HUMILIT\u00c9, LES SECRETS DU SUCC\u00c8S DE MICHEL ZONGO"},"content":{"rendered":"\n<p> La Sir\u00e8ne du Faso Fani (2015), ce film qui croule sous les r\u00e9compenses aussi bien \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale qu\u2019internationale n\u2019est plus \u00e0 pr\u00e9senter. Tout le monde a d\u00e9j\u00e0 vu ou entendu parler de ce film documentaire qui d\u00e9peint la vie des habitants de Koudougou o\u00f9 la fermeture de l\u2019usine de cotonnade les a priv\u00e9s de revenus et d\u2019avenir. Mais que savons-nous de son r\u00e9alisateur ? Focus sur Michel K. Zongo.<br>Natif de Koudougou, il est cadreur, producteur et r\u00e9alisateur. Il est aussi le directeur du festival Koudougou Doc, festival de films documentaires qui se tient annuellement \u00e0 Koudougou au mois d\u2019avril. Outre cela il est encore \u00e0 la t\u00eate de Diam Production, maison de production qui fait de la coproduction aussi bien \u00e0 l\u2019international qu\u2019au niveau local. Il est inutile de pr\u00e9ciser que Michel Zongo est un homme tr\u00e8s actif et \u00e0 multiples casquettes.<br>Enfant, Michel ne r\u00eavait pas de faire du cin\u00e9ma. Il avait pour ambition d\u2019\u00eatre \u00e9crivain ou journaliste. Il faut dire qu\u2019il a toujours eu cette envie de s\u2019exprimer, de parler, de donner sa perception du monde, de lutter pour la libert\u00e9.<br>Enfant, Michel ne r\u00eavait pas de faire du cin\u00e9ma. Il avait pour ambition d\u2019\u00eatre \u00e9crivain ou journaliste. Il faut dire qu\u2019il a toujours eu cette envie de s\u2019exprimer, de parler, de donner sa perception du monde, de lutter pour la libert\u00e9.<br>Michel K. Zongo a commenc\u00e9 par une br\u00e8ve carri\u00e8re dans l\u2019h\u00f4tellerie, pour subvenir \u00e0 ses besoins. Mais au fond de lui, il savait que ce n\u2019est pas ce \u00e0 quoi il avait envie de consacrer sa vie. . Le train-train quotidien de la vie ne l\u2019a jamais attir\u00e9. Epris de libert\u00e9 et d\u2019ind\u00e9pendance c\u2019est plut\u00f4t un homme d\u2019aventure, pr\u00eat \u00e0 d\u00e9couvrir de nouveaux horizons, \u00e0 voyager, en termes clairs, \u00e0 vivre. Ainsi avec ses amis qui travaillent d\u00e9j\u00e0 dans le milieu de l\u2019audiovisuel, il se prend \u00e0 d\u00e9couvrir les possibilit\u00e9s de libert\u00e9 qu\u2019offrent le monde du cin\u00e9ma. D\u2019ailleurs il nous confie : \u00ab ce sont des gens (ndlr les cin\u00e9astes) qui vivaient. C\u2019est vrai qu\u2019ils n\u2019avaient pas beaucoup d\u2019argent mais ils vivaient \u00bb.<br>Alors qu\u2019il a enfin trouv\u00e9 sa voie, le jeune amoureux du cin\u00e9ma se retrouve confront\u00e9 \u00e0 un probl\u00e8me : dans les ann\u00e9es 2000, il n\u2019y avait pas d\u2019\u00e9cole de cin\u00e9ma au Burkina Faso. Pendant deux ans, il suivra des sessions de formation ponctuellement \u00e0 la Direction de la Cin\u00e9matographie du Burkina. Ce qui donnera un coup de pouce \u00e0 la carri\u00e8re du jeune Michel, c\u2019est une opportunit\u00e9 d\u2019\u00e9tudes en France comme cadreur. A son retour il travaillera avec Berni Goldbat sur des concepts de sensibilisation. C\u2019est la naissance d\u2019une grande amiti\u00e9 professionnelle.<br>Mais le jeune cin\u00e9aste veut encore plus : il va travailler sur ses propres projets. Il se lance en 2010 dans la r\u00e9alisation de son premier film \u00ab Sibi l\u2019\u00e2me du violon \u00bb qui est un documentaire sur un vieux violoniste souffrant de c\u00e9cit\u00e9 qui r\u00e9side \u00e0 Koudougou. Michel dit avoir eu envie de parler de ce vieil homme qui l\u2019a toujours fascin\u00e9 : \u00ab Je l\u2019ai vu jouer toute mon enfance \u00bb. Par la suite naissent Espoir voyage en 2012, et La sir\u00e8ne du Faso Fani en 2015.<br>Bien entendu Michel K. Zongo est un cin\u00e9aste passionn\u00e9. C\u2019est le moins que l\u2019on puisse dire. Mais qu\u2019est ce qui peut le passionner en dehors du cin\u00e9ma ? La terre. En effet, il nous raconte qu\u2019il aurait bien aim\u00e9 faire de l\u2019agriculture. Faute de temps, il ne peut s\u2019adonner \u00e0 cette passion. Heureusement, il compense dans le cin\u00e9ma cette envie de faire germer de nouvelles choses. Pour Michel K. Zongo, un bon cin\u00e9aste ne doit pas seulement \u00eatre un passionn\u00e9. Cela n\u2019est pas suffisant : Il faut surtout, toujours chercher \u00e0 apprendre, \u00e0 comprendre ce qui se passe autour de lui. \u00ab Un cin\u00e9aste c\u2019est un homme curieux. Si tu n\u2019as jamais compt\u00e9 les boutons de ta chemise, c\u2019est que tu n\u2019es pas un homme curieux. C\u2019est ce qu\u2019il faut : la curiosit\u00e9 et l\u2019humilit\u00e9 d\u2019apprendre au contact des personnes d\u2019exp\u00e9riences \u00bb. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Sir\u00e8ne du Faso Fani (2015), ce film qui croule sous les r\u00e9compenses aussi bien \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale qu\u2019internationale n\u2019est plus \u00e0 pr\u00e9senter. Tout le monde a d\u00e9j\u00e0 vu ou entendu parler de ce film documentaire qui d\u00e9peint la vie des habitants de Koudougou o\u00f9 la fermeture de l\u2019usine de cotonnade les a priv\u00e9s de revenus et d\u2019avenir. Mais que savons-nous de son r\u00e9alisateur ? Focus sur Michel K. 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